Les désirs irréguliers 1 /

Il pleut sans nuages dans les rues silencieuses. Un grand arbre rose enroulé autours de mon cou, une hirondelle qui ne fait toujours pas le printemps s’en échappe. Je rêve à chaque pas des arabesques andalouses de mes bras ondulants, mon ventre à peine trop faible encore, les doigts écartés dans le bitume. Je vois ce vieil homme assis face au quai, l’eau effleurant de ses lèvres humides les cils et les reins de Strasbourg.