The black decayed outdoor swimming pool that gives you the chill of death/

Un carré sombre et immobile et hermétiquement noir.
ouaté comme les studios de musique sans fenêtres.

La surface de l’eau inerte comme un miroir sans tain.
Se recouvrant du drap de la nuit qui s’en déploie mécaniquement.

Les données se sont évanouies dans un espace toujours en expansion.
tes yeux ne sont pas assez puissant pour l’embrasser, n’essaie pas.

Ne pas perdre pied dit-elle, prends la vague de front t’a-t-elle dit.
Mais comment saisir au vol les guides dans ta chute ralentie.

IL y a une grande piscine noire et pourrie devant moi, vide et qui s’expanse.
J’attends le béton doux comme le trou de ma mâchoire béante se reconstruit.

Le Big Bang était pour hier dans les vapeurs sulfureuses de tes espoirs prétentieux.
Il y avait une grande piscine noire et pourrie qui m’a absorbé.

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Lettre à mon amant /

A toi qui fut mon amant si peu de jours et pourtant trop il y a, ce qu’il me semble être une éternité, je te dis ceci :

Je me suis rendue ce matin au commissariat pour répondre des faits que tu me reproches, d’avoir jeté l’opprobre sur ta personne. Non seulement je ne suis pas l’auteure des mots qui t’ont agressés mais je suis juste atterrée, navrée, effondrée de voir que tu me prêtes ces actions. Que tu puisses croire que mon énergie qui me sert à créer, à écrire, à composer de la musique, à réaliser des films, à aimer les animaux, mes proches, ma famille, la nature, la vie je puisse la gâcher à « diffamer ».

Non tu ne me connais pas, car quiconque me connait a minima, saurait que c’est tout simplement aux antipodes de mon comportement, ce que j’avais à te dire je te l’ai écrit il y a bien longtemps et je t’ai rayé de ma vie. Je suis réputée pour mon franc-parler et mon honnêteté. J’ai mis du temps à m’en remettre, pas de ton charme irrésistible très relatif, mais du peu d’égard que tu as eu pour moi. Et non content de m’avoir manqué de respect en 2015, tu me traines dans la boue encore deux ans plus tard, causant de l’angoisse et du questionnement à mon compagnon, moi-même et mes proches.

Je te dirais qu’il n’y a pas de fumée sans feu, que comme on fait son lit on se couche etc. pourtant je te souhaite sincèrement de trouver un sens à ta vie, d’arrêter de médire et de maudire. Le plus lorsque l’on est croyante comme moi, c’est que l’on a une certaine notion de l’empathie, de la miséricorde. Arrête de haïr la vie, elle te le revaudra peut être.

J’espère ne plus jamais entendre parler de toi ni dans cette vie ni dans une autre.

A bon entendeur.

Caresse /

²

Oui j’ai eu du mal à lâcher le bleu pâle de cette nuit de pleine lune, parce que de toutes les fenêtres ouvertes, à part la soufflerie de cette clim sans arrêts, m’apaisait enfin un silence désiré tout le jour.

La nuit se savoure comme quelque chose de très personnel, de très solitaire, de fragile et d’éphémère.

Ah ça oui il y aura toujours les jours avec et les jours sans, mais aussi les nuits suspendues.