BFF /

Je ne vois plus la lumière. Je la regardais pour toi, pour que tu t’émerveille de son existence. Quand on parlait de cinéma des nuits entières et que tu comprenais le jour venu. Les après midi denses dans l’appartement déserté, nos doigts sentant le henné de New York. Les rêves trop gros pour nos vies, pour nos cerveau même de seize ans. Je t’ai aimé si fort V. qu’il m’a fallu vingt ans pour te quitter parce que l’intime au final use plus que le trottoir, les talons des chaussures. J’avance, j’ai cherché à te remplacer, sans résultat. Tu resteras à ta place comme le buste égyptien que tu avais posé au milieu de la cheminée et recouvert de nos dessins au henné de New York.

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The black decayed outdoor swimming pool that gives you the chill of death/

Un carré sombre et immobile et hermétiquement noir.
ouaté comme les studios de musique sans fenêtres.

La surface de l’eau inerte comme un miroir sans tain.
Se recouvrant du drap de la nuit qui s’en déploie mécaniquement.

Les données se sont évanouies dans un espace toujours en expansion.
tes yeux ne sont pas assez puissant pour l’embrasser, n’essaie pas.

Ne pas perdre pied dit-elle, prends la vague de front t’a-t-elle dit.
Mais comment saisir au vol les guides dans ta chute ralentie.

IL y a une grande piscine noire et pourrie devant moi, vide et qui s’expanse.
J’attends le béton doux comme le trou de ma mâchoire béante se reconstruit.

Le Big Bang était pour hier dans les vapeurs sulfureuses de tes espoirs prétentieux.
Il y avait une grande piscine noire et pourrie qui m’a absorbé.

Mon amour amer /

Dans les nuits sèches des morts catalanes,
Le long de la crédence de la lune,
S’accrochent les étoiles laborieuses
De nos rêves croisés, fantasme solaire.

J’ai marché, lourde, dans les rues tétanisées de chaleur,
Les ondes mauresques adoucissant mon joug,
Multipliant les souks, les riads, tous ces lieux de moiteur,
Je joue d’une main faible, mon présent sans atout.

Des murs rêches de Rome, le vague à l’âme
Emprunte ses chemins, floutant les dunes
Issues d’une ville ouverte, merveilleuse,
De grains de sable, parsème mes chimères.

J’ai mis mes espérances à fondre sous le soleil de Satan,
De Lawrence et de l’Arabie Heureuse
Il ne reste qu’une carcasse d’acier dans les studios d’Antan,
Félicite toi, de mes vacances radieuses

Cinéma, tu es partout et nulle part où se pose mon regard.