L’amour passe /

rueduciel

Je regarde les horizons décharnés
De tes certitudes arides.
L’étendue de mon cœur et de mon corps
N’est pas le désert des tartares.
Bien trop tard pour ton désir au rabais
Et ton sarcasme me fait rire.
Tu reprends les heures tues
Notre hier n’est plus à revoir.

Photo pour le concours #cieldesamours avec Eric Lefortson et Toner d’amour en « amour qui passe »

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Instantanés 1 /

Nous avons immergé nos terreurs nocturnes
Dans la mer épuisée
Les silences carnatiques
Tout ça n’a jamais été pour toi.

Mes paravents d’aménité
Contre leurs vents contraires
Masquent mes peurs acclimatées
Certitudes surnuméraires.

La poussière de nos dimanches
Sur tous les jours de ma semaine
Les ailes d’un oiseau au large
Lentement rechargent notre amour fou.

 

BFF /

Je ne vois plus la lumière. Je la regardais pour toi, pour que tu t’émerveille de son existence. Quand on parlait de cinéma des nuits entières et que tu comprenais le jour venu. Les après midi denses dans l’appartement déserté, nos doigts sentant le henné de New York. Les rêves trop gros pour nos vies, pour nos cerveau même de seize ans. Je t’ai aimé si fort V. qu’il m’a fallu vingt ans pour te quitter parce que l’intime au final use plus que le trottoir, les talons des chaussures. J’avance, j’ai cherché à te remplacer, sans résultat. Tu resteras à ta place comme le buste égyptien que tu avais posé au milieu de la cheminée et recouvert de nos dessins au henné de New York.

The black decayed outdoor swimming pool that gives you the chill of death/

Un carré sombre et immobile et hermétiquement noir.
ouaté comme les studios de musique sans fenêtres.

La surface de l’eau inerte comme un miroir sans tain.
Se recouvrant du drap de la nuit qui s’en déploie mécaniquement.

Les données se sont évanouies dans un espace toujours en expansion.
tes yeux ne sont pas assez puissant pour l’embrasser, n’essaie pas.

Ne pas perdre pied dit-elle, prends la vague de front t’a-t-elle dit.
Mais comment saisir au vol les guides dans ta chute ralentie.

IL y a une grande piscine noire et pourrie devant moi, vide et qui s’expanse.
J’attends le béton doux comme le trou de ma mâchoire béante se reconstruit.

Le Big Bang était pour hier dans les vapeurs sulfureuses de tes espoirs prétentieux.
Il y avait une grande piscine noire et pourrie qui m’a absorbé.