The black decayed outdoor swimming pool that gives you the chill of death/

Un carré sombre et immobile et hermétiquement noir.
ouaté comme les studios de musique sans fenêtres.

La surface de l’eau inerte comme un miroir sans tain.
Se recouvrant du drap de la nuit qui s’en déploie mécaniquement.

Les données se sont évanouies dans un espace toujours en expansion.
tes yeux ne sont pas assez puissant pour l’embrasser, n’essaie pas.

Ne pas perdre pied dit-elle, prends la vague de front t’a-t-elle dit.
Mais comment saisir au vol les guides dans ta chute ralentie.

IL y a une grande piscine noire et pourrie devant moi, vide et qui s’expanse.
J’attends le béton doux comme le trou de ma mâchoire béante se reconstruit.

Le Big Bang était pour hier dans les vapeurs sulfureuses de tes espoirs prétentieux.
Il y avait une grande piscine noire et pourrie qui m’a absorbé.

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Caresse /

²

Oui j’ai eu du mal à lâcher le bleu pâle de cette nuit de pleine lune, parce que de toutes les fenêtres ouvertes, à part la soufflerie de cette clim sans arrêts, m’apaisait enfin un silence désiré tout le jour.

La nuit se savoure comme quelque chose de très personnel, de très solitaire, de fragile et d’éphémère.

Ah ça oui il y aura toujours les jours avec et les jours sans, mais aussi les nuits suspendues.