A l’intérieur les gens ont des gestes tranquilles /

Il est là. Près de moi tu sais. Il est là. Dans les murs. Il est seize heures vingt au clocher de Neauphle. Les feuilles frissonnent d’un vent tranquille. il y a des nénuphars dans ta mare, dans la mare de Jeanne. Sont-ils les même que dans les eaux limoneuses du Mékong ?

La glycine est encore en fleurs alors que nous sommes en septembre. Il y a un grillage qui enferme ton fils, qui me tient en dehors de toi. Tu es là. Près de moi, tu sais. Dans les murs. Dans mes mots.

les chevaux /

C’est un flux tendu, poussiéreux, sableux et vaste, des esplanades vertigineuses et solaires. C’est un âge en marche, ce sont des regards fuyants sur la surface métalliques des flots, humide, frais et souffreteux comme une gorge qui a trop crié. C’est Duras flamboyante, qui s’impose dans un silence qui ne souffre aucune critique, qui ne négocie plus. Le baroque de ses mots emplis tout l’espace du style. Elle polit les personnages dans ses mots comme des petits sous brulants oubliés dans une voiture en plein soleil et qu’on jette dans les fontaines fraiches et dont le métal se rétracte. Le style Duras a la densité et le cassant des pins dans la sècheresse.
Ce sont les petits chevaux de Tarquinia.