Lettre à J /

Hiver 2008

Tu vois, je regrettais déjà que tu partes s’en « t’entendre ». j’ai écouté ton cœur battre, ta main apaiser ma tête, en quelques minutes je me suis retrouvée dans une bienheureuse béatitude, douce, chaude, lisse. Depuis que tu es parti je me sens hyper-solaire et plus démunie que jamais. L’ouïe plus fine, le cœur au bord des yeux, les poumons déployés. Mon âme est encore engourdie. Tu m’as lavé de C. et des saletés, dépêtrée de _certains de_ mes boulets. Merci pour ton immense regard immense. Je ne comprendrais peut être jamais ce que ce regard veut dire mais qu’importe puisque mon cœur semble le comprendre sans en informer mon cerveau. Deux mille neuf, il y a tellement de jolis mots là dedans, sans toi je serais passé à côté.

Mille et un baisers

Que la Terre déverse sur toi la neige scintillante la plus douce pour tapisser ton chemin.