L’or du Rhin /

Tu as coulé le long du Rhin, de la ville de ma naissance au village de ma rue. Petite pépite d’or roulant au gré des remous, regardant avec envie les bateliers, les meneurs de caravanes, mes ancêtres de la Hanse. River boy m’as tu dit. Tes cheveux qui ont les reflets d’Apollinaire caressent le creux de mes reins, frissonnants d’un avenir à venir.

Et du bout de ton pouce que tu as ébréché sur ta basse, voulant me caresser le ventre comme celui des chats en confiance, tu m’a griffé, arrachant un minuscule bout de peau, comme une piqure brulante. Et du petit dénivelé mat de ma chair, sourd une goutte de sang et il perle puis coagule, et une autre arrive. Et finalement je dois m’éloigner de toi, comme de tous les autres. Je rentre sous terre. Earthy girl t’avais-je répondu.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s