Polin museum /

A chaque fois que je suis dans les pays de l’est je retombe dans mon histoire, celle que j’ai maladroitement tenter de filmer. Accumulant les images silencieuses de ce pays que je ne connais pas, dont je ne comprend rien sauf la lumière. Je suis à Varsovie et entre ici et la Lettonie, il n’est qu’un petit corridor détruit. Le même gris des même murs des constructions soviétiques, laides à pleurer, belles qu’au travers des yeux des hipsters de l’ouest. Les même champs vastes, ces mètres cubes de plus rien qui s’empilent. J’ai voulu offrir à mon père la toile de fond de souvenirs dont on l’a privé. Mais il n’y a plus rien qui s’empilent et plus personne au monde pour nous raconter notre histoire. Alors je marche seule dans Varsovie, j’emprunte le corridor. Et là, derrière ces mots, il y a plus que du papier, je nous raconte.

nowy_swiat

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s