egzekucja /

A partir du moment où j’ai commencé à me déplacer avec du poison sur moi, je n’ai plus jamais senti mon cœur sauter dans ma gorge au son des bottes cloutées…il y a en moi un besoin avide, douloureux de la vie, de la liberté, du soleil. Un besoin avide de pouvoir traverser la rue sans un brassard à mon bras ou sur ma poitrine, un besoin avide de voir revenir le temps où j’étais propre, où j’avais mon propre lit. Du temps où j’étais encore un humain. »

Aleksandra Sołowiejczyk-Guter (née en 1917) Ghetto de Varsovie.

Un jeune homme blond au visage lunaire s’est détaché du groupe. La guide continue invariablement sa visite en allemand. Il reste les yeux fixés, sans ciller sur la citation de ASG. Il bloque ses sanglots alors que les larmes coulent sur ses joues. Je m’émeus de le voir.

Il y a des blessures que l’Histoire ne veut pas guérir. Je pleure devant son humanité fragile.

Une jeune fille passe, sur son t-shirt, en français « la vie est faite de petits plaisirs. »

Egzekucja1970Ewa Kuryluk — Egzekucja 1970

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